Longue vie au Spectacle Humour Recherché!

L’industrie du rire

L’industrie de l’humour au Québec est immense. Ça va au-delà des quelques vedettes qui font le St-Denis et Atome Crochu à V. Beaucoup de gens ne réalisent pas le processus qu’il y a derrière la naissance d’une Star. Un cheminement pas toujours jet-set, mais enrichissant pour tous les artistes qui plongent dans une pareille aventure. Donc, où que vous soyez dans l’évolution de votre carrière, de l’écriture dans le sous-sol familial aux «beurrés de beurre de peanuts» pour déjeuner-diner-souper, tout près d’un premier tapis rouge ou fraichement sorti de l’école, je vous lève mon chapeau. Je salue tous ceux qui peuvent affirmer haut et fort lorsqu’on leur demande «Toé, tu fais quoi dans vie?» et de répondre «Moé, je fais ce qui me passionne!». Bravo!

 

La crème de la relève

Par définition, la relève de l’humour représente tous les humoristes n’ayant toujours pas présenté de One Man show. Parmi eux, on retrouve une panoplie d’univers comics. Nombreux sont les artistes qui redirigeront leurs ambitions professionnelles à l’extérieur de la scène. Pour les autres, ils vivent déjà très bien de leur passion et représentent véritablement l’innovation en humour. Aujourd’hui pour faire sa place dans ce milieu, les artistes doivent proposer quelques choses de différent. La réputation, le public acquis, les grosses machines de production et leur face dans les publicités du prestigieux Journal De Montréal sont des concepts qu’ils ne connaissent pas encore. Malgré tout, ils se démarquent, performent soir après soir, explorent différents horizons tout en visualisant le jour de leur premier tapis rouge, qui bien souvent n’est pas très loin. Voilà ce que j’appelle la crème de la relève!

 

Wanted : mort ou vif

Humour Recherché est un spectacle d’humour présenté par la fondation Sport à tout prix depuis 2011. L’événement est un clin d’œil aux célèbres WANTED de l’époque du Farwest. La music et le décor rappellent cette époque colorée.  En tant qu’organisateur, je façonne l’identité du spectacle avec minutie et j’attribue énormément d’importance à la qualité de son contenu. Je tiens à offrir au public une soirée hors du commun et une magnifique fenêtre sur la crème de cette industrie underground! Disons que c’est comme une vue sur le fleuve dans un loyer d’Hochelaga, il y a des belles choses partout et c’est ma mission de vous les faire découvrir! François Bellefeuille, Jérémie Demay, Billy Tellier, Adib Alkhalidey et plus récemment Olivier Martineau ont tous déjà participé à Humour Recherché avant de lancer par la suite leur spectacle solo.   

 

C’est vrai que passer son samedi soir à la place des Arts impressionne légèrement plus ses collègues de travail que de le passer au Café Campus à boire de la bière en fût! Ceci étant dit, pour une fraction du prix, vous allez vivre un moment merveilleux dans une ambiance unique et survoltée, tout en contribuant socialement au bien-être des jeunes dans le besoin. Alors venez en grand nombre à cette 5e édition du spectacle Humour Recherché le 9 mai prochain.  Katherine Levac, JC Surette, Alex Douville, Jérémie Larouche, Simon Gouache et Mehdi Bousaidan seront les invités. Le très talentueux Sam Breton assurera l’animation de la soirée. Vous pouvez acheter vos billets directement en ligne sur le site de la fondation. Au plaisir de vous voir!

 

PS: Objectivement, je n’aurais aucun problème à garantir votre satisfaction ou argent remis, si ce n’était pas de l’aspect philanthropique de l’événement!

 

Bon spectacle!

 

Mathieu Fréchette

 

http://www.sportatoutprix.com/evenements/humour-recherche-5/

 

 

Comment survivre dans un aréna?

Le père bedonnant avec la grosse veine dans le front en train d’injurier les arbitres. La mère hystérique avec une permanente rousse qui boit un gros Coke Diet. Est-ce vraiment ce que l’on retrouve comme parents dans les arénas? Deux fois par année, les journaux  publient des reportages chocs et peaufinent cette image divertissante du parent cinglé. Pour la grande majorité qui passent leurs hivers dans les arénas, vous vous dites: «Bin non ce n’est pas si pire!». Pour les autres, c’est trop souvent l’unique portrait que vous avez ou vous en faites peut-être aussi l’unique raison pour ne pas inscrire votre enfant au hockey. Dommage.

J’ai passé une grande partie des années 90 dans les arénas du Québec.  J’ai vu de nombreuses situations dignes d’un front page du Journal de Montréal. Aujourd’hui, est-ce la même dynamique?

Récemment, je suis allé m’asseoir dans les gradins de 3 arénas de la couronne nord de Montréal. Un gros Vico à la main (LE lait au chocolat classique), j’ai observé, écouté et (j’avoue) jugé plusieurs gérants d’estrade version 2.0.

Mes constats

Premier constat : Le cliché du père en t-shirt avec le paquet de cigarette sur l’épaule n’est plus. En fait, les stéréotypes ont changé. Certains parents attirent l’attention, alors que d’autres sont plus discrets, mais ils se font tous accroire qu’ils sont un groupe unis. On sourit, on se fait des amis, on se vante, on se compare, on lèche le coach, tout en le jugeant en son absence et, surtout et malheureusement on juge les autres joueurs. Jusque-là c’est de nature humaine, je déplore, mais bon.

Ce qui est vraiment néfaste, ce sont les jugements peu objectifs qui se déplacent dans la voiture avec le jeune en arrière. Entendre ses parents parler négativement de ses coéquipiers ou son entraineur, c’est  malsain pour votre petit Sidney Crosby. C’est évident qu’il y aura des répercussions sur la glace, mais aussi sur son plaisir de jouer au hockey et son développement personnel. Le sport est intimement lié avec les émotions. La haine ne devrait pas faire partie des émotions qu’on ressent lors de la pratique d’un sport., je ne parle pas de ce mot à la mode qui alimente la rivalité entre les joueurs du CH et ceux des Bruins. Je parle de la haine d’un humain envers un autre.

C’est de la faute de l’arbitre

Deuxième constat, les arbitres sont encore d’une nullité extrême. Bien sûr je suis sarcastique. En fait, c’est ce qu’on peut conclure si on s’attarde sur la voix des quelques parents névrosés qui trouvent plaisir dans l’insulte et le jugement. Je précise : le niveau de névrose des parents les plus colorés est variable. Seulement une minorité d’entres eux dépasseront la limite un jour ou l’autre. J’ose espérer que les associations ont le pouvoir et la volonté de sévir et isolé les cas extrêmes. D’ailleurs que personne ne me dise : «Ça fait partie de la game envoyer chier l’arbitre. Le hockey c’est un sport d’émotion. ». Peut-être que vous avez raison… mais pas à 8ans…

12 minis Sydney pour 1 mini Scotty

La majorité des entraineurs sont responsables et soucieux du bien-être des jeunes. Leur rôle est d’enseigner le hockey dans son ensemble. Disjoncter à cause d’un hors-jeu ou menacer l’arbitre suite à une pénalité, c’est inacceptable. J’en conviens l’enseignement n’est pas le même pour un jeune de 7 ans que pour un jeune de 15 ans. Peu importe le niveau de compétition et l’intensité d’une rencontre, l’entraineur doit donner l’exemple en gardant le contrôle de sa propre personne avant tout. Si vous êtes parent et qu’une dynamite se trouve derrière le banc de votre jeune, n’attendez surtout pas, parlez-en le plus tôt possible. Le sport est un show où seul les athlètes doivent en être les artistes.

Les arénas ne sont pas des garderies

Dernier constat, le hockey mineur n’est pas une garderie. Même si un jeune ne fait pas du sport pour ses parents, le support et les encouragements occupent une place importante dans son expérience sportive. Bonne nouvelle, je crois qu’aujourd’hui ce phénomène est moins présent et les parents transforment le hockey de bébé Sidney en une véritable activité sociale. Rendre l’utile à l’agréable, pourquoi pas!

 

Le plaisir d’avoir deux lames sous les pieds

Finalement, si votre enfant joue au hockey et que vous semblez avoir plus de plaisir que lui, posez-vous de sérieuses questions. Par contre si les étincelles dans ses yeux sont présentes, laissez-le s’épanouir, encouragez le et, de grâce, restez loin de toute comparaison avec les autres. La beauté de ce sport ne se trouve pas dans les estrades, ni dans l’équipement ou dans la catégorie pour laquelle il évolue. La magie est sur la glace avec une quinzaine de jeunes passionnés et un zèbre solitaire qui mérite un minimum de respect malgré toutes les émotions que le sport apporte.

 

 

 

Mathieu Fréchette

Introduction

Pourquoi Fondation Sport à tout prix?

 

 

Plusieurs me demandent pourquoi. « Mathieu, pourquoi veux-tu autant aider les jeunes dans le besoin à faire du sport? » ou sinon on me demande : « Pourquoi passer des heures et de l’énergie à organiser des évènements sans mettre un dollar dans tes poches? ». Je n’ai qu’une seule réponse : la « Passion » avec un grand P. En fait, en naviguant régulièrement sur le blogue de la fondation, vous comprendrez davantage d’où proviennent ma passion et ma motivation. Je m’appelle Mathieu Fréchette et depuis 2008 je façonne une philosophie unique à travers l’organisme que j’ai créé, la Fondation Sport à tout prix.

 

Qui est Mathieu Fréchette?

 

Rêveur et idéaliste sont des qualités qui font que j’aime élaborer des concepts collectifs pour le mieux-être de la société.  À quoi bon? Bonne question. J’ai réalisé un jour que j’aime mon travail, mais qu’objectivement il ne sert absolument à rien pour l’évolution de la société. Triste constat, vous me direz? Non. Je crois que c’est uniquement une prise de conscience personnelle. En fait, depuis 2008, je cherche à poser des actions concrètes constructives pour le bien de la société.  

 

C’est quoi la Fondation Sport à tout prix?

 

Alors, laissez-moi vous parler de mon organisme. La Fondation Sport à tout prix permet aux jeunes, qui sont dans le besoin, de faire du sport à leur plein potentiel. Et cela sans contraintes financières. Pour amasser des fonds, la fondation développe différents projets aux motivations collectives. Alors le principe de la Fondation Sport à tout prix est simple. Je souhaite développer un modèle économique plus durable, tout en répondant aux besoins de la société. En me dissociant de la philosophie traditionnelle des OSBL, je veux créer un nouveau mouvement qui se marie parfaitement avec notre modèle économique actuel. J’avoue, comme je disais au tout début du billet, je suis un peu idéaliste fini. Mais bon, c’est comme ça, et j’assume!

 

Comment la Fondation fait-elle pour amasser des fonds?

 

D’un spectacle d’humour à un tournoi de hockey balle, la fondation est prête à tous pour accomplir sa mission. Depuis maintenant quatre ans, l’évènement clé est sans doute le spectacle Humour Recherché. Franc succès depuis ses débuts, cette soirée est une excellente vitrine sur l’humour de demain. Des artistes ultras talentueux foulent les planches du mythique Café Campus. Billy Tellier, François Bellefeuille, Adib Alkhalidey et Jeremy Demay ont tous déjà été participants dans notre soirée avant de lancer leur propre one man show par la suite. L’unique but de ses évènements est d’offrir du temps de qualité aux gens, au profit de la société.

 

Partir d’un flash, faire développer une idée en un projet, réaliser et admirer le produit fini. Ensuite, redistribuer les retombées aux jeunes qui sont dans le besoin. Ça, c’est quelque chose d’ultra motivant pour moi. C’est un TOUT indissociable. Retire les cerises dans un gâteau forêt-noir et tu n’obtiens qu’un simple gâteau au chocolat. C’est la même chose pour ma fondation. Par contre, je souhaite de tout cœur améliorer la recette, sans pour autant en faire un vulgaire gâteau aux fruits!

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À travers ce blogue, je tenterai de changer la perception que la société a envers les OSBL. Vos idées et commentaires constructifs auront tous un impact réel sur la philosophie unique de la Fondation Sport à tout prix. Parfois léger, parfois profond, et parfois dans le champ gauche, j’espère que les sujets de ce blogue vous feront réfléchir de façon plus collective.

 

Luv U,

 

Mathieu Fréchette.